Les Actes
*Acte I :
Sganarelle présente Dom Juan à Gusman, serviteur de Done Elvire,
que le Héros a épousée et quittée. Dom
Juan prône les plaisirs de l'inconstance amoureuse ; il a décidé
d'enlever une jeune fiancée. Il traite avec désinvolture et
sadisme Done Elvire, qui le menace de la vengeance céleste.
*Acte II : Un
paysan, Pierrot, raconte à sa promise comment il a sauvé des
eaux un gentilhomme et son valet. Dom Juan
aperçoit Charlotte, et lui fait aussitôt la cour, en présence de
Sganarelle. Pierrot est mal reçu de Charlotte, et malmené
par le héros qu'il a sauvé. Mathurine paraît, et le grand
seigneur fait simultanément la cour aux deux paysannes. Douze
hommes recherchent Dom Juan, qui s'enfuit en échangeant ses
vêtements avec Sganarelle.
*Acte III :
Sganarelle et Dom Juan discutent de leurs croyances, et le valet
reproche son impiété à son maître. Ils
rencontrent un pauvre que le libertin entreprend en vain de
faire blasphémer. Dom Juan secourt un inconnu attaqué par
des voleurs. C'est l'un des frères d'Elvire qui n'a jamais vu
Dom Juan. Son frère, Dom Alsonse, paraît, reconnaît Dom
Juan et veut le tuer, mais Dom Carlos s'y oppose au nom de
l'honneur. Dom Juan aperçoit le tombeau d'un commandeur
qu'il a tué autrefois ; il invite par bravade la statue à diner,
qui accepte d'un mouvement de la tête.
*Acte IV : Dom
Juan refuse de croire au prodige et interdit à Sganarelle d'en
reparler. Entre le vieux Dom Louis, père du héros, mais celui-ci
raille insolemment son propos moralisateur. Dom Juan souhaite la
mort de son père et, par lâcheté, Sganarelle approuve son
irritation.
Done Elvire, métamorphosée et revenue vers dieu, implore Dom
Juan de sauver son âme. Dom Juan a éprouvé du désir
en revoyant Done Elvire. Jeu de scéne farcesque autour du repas
de sganarelle. Dom Juan va dîner quand la statue du
commandeur survient et l'invite à son tour : le héros accepte
par défi.
*Acte V : Dom
Juan joue la comédie de la conversion et feint le repentir
devant son père. Le héros baisse le masque et
fait l'apologie de l'hypocrisie religieuse devant un Sganarelle
scandalisé. Sganarelle met vainement son maître en garde. Dom
Juan néglige
un dernier avertissement du ciel sous la forme d'un spectre. La
statue tend la main du héros qui est foudroyé et entraîné
aux enfers.
Quelques répliques
- « Quoi que puisse dire Aristote, et toute la philosophie, il n’est rien d’égal au tabac, c’est la passion des honnêtes gens ; et qui vit sans tabac, n’est pas digne de vivre. » (Sganarelle, acte I, scène 1)
- « ... Un grand seigneur méchant homme est une terrible chose. » (Sganarelle, acte I, scène 1)
- « Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l’amour est dans le changement. » (Dom Juan, acte I, scène 2)
- « Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit. » (Dom Juan, acte III, scène 1)
- « Je te veux donner un louis d'or... et je te le donne pour l'amour de l'humanité. » (Dom Juan, acte III, scène 2)
- « La naissance n'est rien où la vertu n'est pas. » (Don Louis, acte IV, scène 4)



